Un compteur qui mesure l'épuisement des ressources mondiales en temps réel. Le mouvement perpétuel d'une activité humaine qui fonce droit devant sans se préoccuper de ce qui va suivre. Un flux médiatique continu dans lequel chacun s'abreuve d'images troublantes. Un homme à tête de mouton fend la foule et fait écho aux versets d'Ezechiel qui annonce le courroux d'un Dieu "qui jugera entre brebis et brebis"...

DARMINS END est une performance vidéo d'une durée de 20 minutes environ. Socialement engagée et visuellement frappante, ce projet de collage visuel met côte à côte la décadence dans laquelle une société obsédée par son "pouvoir d'achat" se confronte à la beauté d'un paradis terrestre de plus en plus lointain.

Composé principalement d'images vidéos originales, ce collage visuel reprends en filigrane quelques éléments visuels existants: gravures moyenâgeuse, illustrations tirés d'images publicitaires américaines des années 50, séquences fugaces du journal télévisé et quelques dessins tirés du carnet de liaison de Eric Harris, un des tireurs impliqué lors des événements du lycée de Columbine en 1999.

Ayant comme trame sonore une pièce musicale chaque fois différente, DARWIN END est un long crescendo qui, bien qu'improvisé, est empreint d'une grande cohérence narrative et visuelle.

Malgré que ce projet présente une vision pessimiste de l'évolution humaine, DARWINS END tient tout de même à exposer des images comportant une certaine vision poétique de l'existence.

Car comme le disait si bien Dostoïevski : Seule la beauté sauvera le monde.

Et DARWIN END se veut un instrument de plus pour nous le rappeler.